ALAIN BORER

Poète, critique d’art, essayiste, romancier, dramaturge, écrivain-voyageur, rimbaldien

BIOGRAPHIE

Alain Borer naît le 6 novembre 1949 à Luxeuil-les-Bains (Haute Saône), d’une famille comtoise côté maternel, et d’origine suisse côté paternel ; son grand père Eugène s’étant engagé en 1914 dans la Légion étrangère (dans le 1° Étranger en même temps que Blaise Cendrars), doit modifier son nom et supprime un R ; son grand-oncle Theodor Borrer (avec deux R), resté dans le canton de Soleure, est un pionnier de l’aviation suisse, tué à dix-huit ans dans la chute de son avion (1913). Or les deux branches de la famille étaient alors séparées par des langues en guerre : Alain Borer publiant constamment des poèmes sur ce thème de l’envolée cosmique découvre un siècle plus tard, dans un Tombeau de Theodor, qu’il avait « un Icare dans la famille » (Pour l’amour du ciel).

Alain Borer passe son enfance à Luxeuil-les-Bains puis fait ses études à Genève à l’Institut Florimont de 1965 à 1969, où il dirige le journal d’étudiants Le Bateau ivre pendant trente numéros, en compagnie notamment de Kirk Tougas et de Martin Muller, l’un devenu cinéaste canadien, l’autre directeur de la galerie Modernism à San Francisco. Ses articles étant souvent repris dans la Tribune de Genève, il rencontre à cette occasion le poète Gilbert Trolliet (1907-1980) dont il publie un recueil (Dire, Encres vives, 1970) qu’il préface d’un Avant-Dire… En 1970, il entre en hypokhâgne à Nancy au lycée Henri-Poincaré où il publie à nouveau une revue d’étudiants, tandis que paraît son premier recueil de poèmes, Fi, chez Parisod, à Lausanne. L’année suivante, il est admis en khâgne à Paris, au lycée Henri-IV (où il invite Denis Roche et les poètes de Tel Quel), puis aux universités Paris VII-Jussieu (maîtrise sur Les poètes de Tel Quel dirigée par Julia Kristeva) et Paris X-Nanterre avec un DEA sur Rimbaud, qu’il soutient au retour d’un voyage sur les traces du poète en Éthiopie pour TF1, en décembre 1976 : il mène l’enquête dans le film Le Voleur de feu de Charles Brabant, avec Léo Ferré, diffusé sur TF1 le 30 mai 1978 (un film de 2h40, sans coupure, diffusé à 20h30) ; ainsi qu’un Rimbaud en cassettes Radio France, avec Laurent Terzieff.

Chauffeur de maître pour achever ses études (Souvenirs d’un chauffeur de maître dans les Temps modernes mai 1978), il renonce à se présenter au concours d’entrée à l’École Normale Supérieure et emporte le concours d’entrée à l’école des Beaux-arts de Tours en 1979 comme professeur d’enseignement artistique (parmi ses collègues les peintres Pierre Antoniucci, Christian Henri, le sculpteur Peter Briggs… ; parmi leurs élèves : Bernard Calet, Ben L’oncle Soul, Richard Fauguet, Françoise Manceau, Laurent Mauvignier, François Pagé…) ; il fut le répétiteur de philosophie de Mathieu Amalric pour son baccalauréat. Il effectue des séjours fréquents à Trogir en Croatie de 1974 à 1980, et vit à Rome de 1986 à 1989.

Au cours d’une trentaine d’années, ayant réuni ce qu’il appelle une rimbaldothèque exhaustive (toutes publications de 1870 à 2000), Alain Borer aura parcouru, reconnu ou découvert toutes les traces d’Arthur Rimbaud, de Charleville à Java, de Marseille à Londres ou Stockholm, de Harderwijk à Harar et de Chypre au Yémen (il recherche la maison de Rimbaud à Aden, de 1990 à 1996), tous les lieux de ce qu’il appelle la Rimbaldie; rencontré les derniers témoins (Émilie Tessier Rimbaud à Vouziers, la mémoire orale en Éthiopie), la plupart des Rimbaldiens (d’Étiemble à Bob Dylan) ; travaillé notamment avec Léo Ferré, Allen Ginsberg, Ernest Pignon Ernest, Hugo Pratt, Bruno Sermonne, Laurent Terzieff…

Sa traduction du Rimbaud d’Enid Starkie (Flammarion, 1981) rencontre un succès tourné tout entier sur le traducteur; puis en automne 1984 paraissent simultanément deux livres, Rimbaud en Abyssinie (éditions du Seuil, collection Fiction & Cie) et Un sieur Rimbaud, se disant négociant avec Philippe Soupault (Lachenal & Ritter éditeur), une émission d’Apostrophes (décembre 1984) et, le même jour, une pleine page du journal Le Monde. Alain Borer publie un Adieu à Rimbauden 1986, puis il publie en 1991 Rimbaud l’heure de la fuite illustré par Hugo Pratt, et développe sa démonstration de l’unité de l’œuvre et de la vie d’Arthur Rimbaud, avec l’Œuvre-vie, l’édition du centenaire, qui édite chronologiquement « rien que Rimbaud mais tout Rimbaud ».

Après avoir consacré trente années de sa vie principalement à la poésie et à l’étude de Rimbaud, Alain Borer entreprend en 1991, après l’année du centenaire de la mort de Rimbaud, une deuxième période de son œuvre : il publie un roman (Koba), une pièce de théâtre (Icare), un essai sur Beuys (catalogue du Centre Pompidou), et toujours des poèmes, dans trois registres différents (en allées cosmiques lyriques, livres pataphysiques, et ce qu’il appelle « noèmes»).

Écrivain-voyageur, signataire du manifeste littérature monde de Saint-Malo, Alain Borer accomplit en 2005 à l’invitation d’Édouard Glissant un voyage tourmenté dans les mers du Sud (des Gambiers jusqu’à l’archipel des Tuamotus) dont il rapporte Le Ciel & la carte, carnet de voyage dans les mers du Sud à bord de La Boudeuse, qui reçoit cinq prix littéraires (Prix Pierre Mac Orlan 2010, Prix de l’Académie française Maurice Genevoix 2011, Prix Mémoire de la mer 2011, Prix Polynésie 2012, Prix Joseph Conrad Award 2012).

Alain Borer a donné près de trois cents lectures et conférences dans quelque cent trente villes à travers le monde. Une partie de son œuvre apparaît disséminée en de nombreuses préfaces, essais littéraires en revues, écrits sur l’art en catalogues (Flanagan, Volti, La coupabilité de Saint Martin), et poèmes en livres et revues multiples, ainsi qu’en émissions de radio sur France culture (Agenda Dada). Il prend part au Groupe Actéon, « hors de tout commerce », avec André Velter et Zéno Bianu. Depuis 2014, il s’est engagé dans un combat pour la langue française avec son essai De quel amour blessée, réflexions sur la langue française, des interventions dans la presse (Le Point), de nombreuses conférences.

Dans la revue Luna Park (février 2005), Marc Dachy écrivait: « Le succès international de Rimbaud en Abyssinie [aux États-Unis dans la traduction de Rosmary Waldrop, William Morrow, New York, 1991] a fait oublier que nous avons un écrivain complet de grande envergure, l’un des plus doués de sa génération, dont l’œuvre, parfois confidentielle et dispersée dans d’innombrables revues, ne peut être encore perçue dans sa totalité, mais dont l’écriture, toujours incandescente et inspirée, révèle avec érudition et passion, fantaisie et humour, des avancées profondes et novatrices. »
REGARD SUR L’ ŒUVRE

Dans Le Journal du dimanche du 14 juin 2015 – à l’occasion de la sortie de De quel amour blessée, Bernard Pivot, dans un article intitulé L’autre défaite d’Azincourt écrivait :« Alain Borer n’est pas un vieux petit professeur de français aigri. Il enseigne la littérature française dans une université de Californie. Spécialiste de Rimbaud auquel il a consacré, y compris en anglais, de nombreux essais, c’est un athlète complet de l’écriture : poésie, roman, théâtre, carnets de voyage. Sans oublier l’art où son enseignement et ses livres font autorité. A quoi il faut ajouter avec ce chant d’amour et de colère au français la maîtrise des matériaux de la linguistique. Il est dans l’érudition comme un oiseau dans l’air. Qu’on le veuille ou non, sa vie et son œuvre, sa culture et son expérience donnent du poids à ses réflexions sur la langue, notre bien commun. »

Extrait de : Bernard Pivot, « L’autre défaite d’Azincourt », Le Journal du Dimanche, 1’ juin 2015

De quel amour blessée, réflexions sur la langue française, paru aux éditions Gallimard en 2014, est un essai consacré à la langue française, à son projet, et à une analyse des causes pour lesquelles elle disparaît sous nos yeux à une telle vitesse, entraînant avec elle une civilisation. Ses pages se lisent comme une suite de dévoilements par lesquels se révèle la richesse d’un français que nous utilisons souvent en sous-régime, inconscients le plus souvent de ses immenses possibilités. Cet essai a reçu un accueil très médiatisé, ses thèses étant reprises dans différents articles consacrés à la langue française.

« De quel amour blessée est un livre de résistance, le livre d’un insoumis qui ne se console pas de la possible disparition de sa langue et nous en rappelle pour ne pas en prendre notre parti, la singulière beauté… » Extrait de l’article : Jacques Henric, ArtPress, février 2015

 « Si vous voulez saisir les véritables enjeux de la nouvelle querelle du latin, si vous voulez voir démontés les mécanismes qui feraient d’un français délatinisé une langue désossée, dépulpée, morte à son tour car semblable à un bouquet de fleurs coupées, alors il faut lire l’étincelant « De quel amour blessée » du rimbaldien Alain Borer… »

Extrait de : Le bloc-notes de Bernard Henri-Levy, Le Point, 21 mai 2015

« C’est dans la fabrique de la langue que nous fait entrer Alain Borer. De la langue française. De son long périple et des menaces qui pèsent sur elle. De son originalité, par rapport à toutes les autres. Ce livre est un cri. Un appel au combat. Contre ceux qui blessent la langue, et à la longue la tuent. »

Extrait de : Jean Portante, Tageblatt (Luxembourg), 18 septembre 2015

Le Ciel & la carte Carnet de voyage dans les mers du sud à bord de La Boudeuse, paru aux éditions du Seuil, dans la collection Peuples de l’eau en 2010, est un récit de voyage vers Cythère (tel est le nom que donna Bougainville à Tahiti) à bord du trois-mâts La Boudeuse (nommé ici La Gerbeuse), lors d’une expédition à la découverte des « peuples de l’eau », voyage consistant à tout faire pour descendre du bateau. Invitation au voyage autant qu’à ne pas voyager, Le Ciel & la carte est une allégorie sur l’enfer et un poème approfondi sur le paradis, une farce hilaro-tragique à surprises multiples qui délivre, au passage, une analyse politique percutante sur les essais nucléaires.

« L’écrivain-voyageur a embarqué sur une goélette, « La boudeuse ». Il sait rendre le monde lointain, la bassine toute proche et la Polynésie paradisiaque… Son récit antipodique, truffé de notes, citations et envois, placé sous le patronage de Bougainville et de Segalen, comme de Dante, de Baudelaire et de Bouddha, déroute sans arrêt d’un voyage que l’auteur fait mais ne referait certainement pas »

Extrait de : Joël Raffier, « Une saison en mal de mer », Sud-Ouest, 16 mai 2010 

« Alain Borer prend à contre-courant tous les codes du « récit de voyage » : il n’est pas du genre à exalter le cocotier, le corail des lagons, le corps cuivré des vahinés et autres airs d’ukulélé. Car Borer n’a pas le pied marin […]. « Le Ciel et la carte » devient alors le plus savant traité sur le mal de mer disponible à ce jour. Les mots valsent et les paragraphes tanguent, la prose résonne de déglutitions diverses jusqu’à laisser aux lèvres un goût de bile amer. […]. Livre de râleur érudit, cet anti-« carnet de voyage » est surtout une plaisanterie joyeuse et cultivée, un essai plein d’humour et de références … »

Extrait de : « Mal de mer, mode d’emploi », Adrien Gombeaud, Les Echos, 27 avril 2010

Rimbaud en Abyssinie, paru aux éditions du Seuil en 1984, peut être lu comme un récit de voyage ou un roman philosophique, ou comme en essai qui chercherait à épuiser cette image définitive de la littérature : Un Sieur Rimbaud, se disant négociant part à cheval, déguisé en marchand mahométan, pour trafiquer dans l’inconnu. Parti pour le Harar quatre-vingt-dix-sept ans après Arthur Rimbaud, Alain Borer sillonne le pays, interroge partout les gens, pousse même, sur les traces de Rimbaud, jusqu’en Egypte, rapportant de ce voyage ce livre inclassable.

Rimbaud l’heure de la fuite, paru aux éditions Gallimard Découvertes en février 1991, a été écrit à Aden. Relevant le défi d’Une saison en enfer – « tâchez de raconter ma chute et mon sommeil » –, Alain Borer démontre l’unité profonde de l’œuvre et de la vie du poète-aventurier-négociant qui se disait un piéton, rien de plus. Le livre reproduit aussi près de 200 documents (ceux du musée Rimbaud de Charleville), rares mais aussi inédits, ainsi que des dessins d’Hugo Pratt dans le prégénérique et l’ouverture du dernier chapitre.

L’Œuvre-vie, paru aux éditions Arléa en novembre 1991, est l’édition des œuvres complètes d’Arthur Rimbaud établie par Alain Borer pour l’édition du centenaire. Cette édition a bénéficié du haut patronage de l’UNESCO. Alain Borer, dans son introduction, y développe son concept d’Œuvre-vie. A l’écoute du signifiant dans les textes de Rimbaud, y compris dans sa correspondance, Alain Borer met en évidence le paradigme œuvre-vie à partir de mothèmes, désignant tout élément de l’ordre du signifiant, repérable à la fois en tout écrit de Rimbaud et dans ses comportements ou ses attitudes.

« France Culture rediffusait à ce moment-là (5 heures du matin) une émission déjà programmée en juin 2000 « L’heure de la fuite » […]. A l’antenne dans la nuit finissante, Alain Borer évoquait Arthur Rimbaud, ce passant considérable avec qui il vit lui-même depuis des décennies. L’auteur de « Rimbaud en Abyssinie » parlait donc de son sujet avec une justesse et une passion contenue qui, en trois secondes, forçaient votre attention et même une fraternelle sympathie […] On l’écoutait évoquer le lieu et la formule, rappeler de quelle hâte spécifique furent tissées à la fois l’œuvre et la vie (« L’œuvre-vie »), comment la hâte rimbaldienne – cette irrépressible bougeotte – était perceptible dès les premiers vers latins de ce presque enfant de Charleville. Borer relevait alors, dans dix poèmes et autant de lettres postées de Harar, quantité d’allusions à cette hâte existentielle, à ce tropisme vagabond : nous irons, partir, j’irai, aller, allons, partons, etc. Rimbaud l’homme qui s’en va, le poète qui rompt les amarres, l’homme qui marche. A pied. Sans cesse. Infatigablement. De Java à Tadjourah, de Djibouti à Entoto, Aden ou Zeilat. Borer nous évoquait tout cela avec cette clairvoyance irradiante que confère toute passion réellement vécue… »

Extrait de : Jean-Claude Guillebaud, Le Nouvel Observateur, « Ecouter voir », « L’heure de la fuite », 26 août 2014

Koba, paru aux éditions du Seuil en 2002, est un roman qui emmène le lecteur à mi-chemin des mythes et de l’Histoire, là où pullulent les dieux : c’est là qu’au début de notre ère, un terrible ouragan dévaste ces hautes vallées du Caucase que l’on appelait le « Ventre du monde ». Pour se venger du Vent, un bûcheron géorgien, Koba, chef des Abreks, décrète l’extermination des dieux, de tous les dieux, où qu’ils se trouvent. Alors commence cette chasse insensée : les « Insoumis », ainsi s’appellent-ils eux-mêmes, déferlent sur les hauts plateaux d’Arménie, installant partout, jusque dans les chemins de neige, des pièges à dieux.

« Dans les limites contenues du récit, deux cents pages environ, une mesure classique pour tout dire, le plaisir de la lecture est double.

D’abord le bonheur qu’on connaît à consulter les gros livres infinissables, porteurs d’insomnie, le Déclin et la chute de l’Empire romain ou Guerre et Paix. Nous apprécions cette cadence sans cesse recommencée. Puis le plaisir de parcourir à travers les brefs et si fulgurants traités de poétique, de suivre la poussée ou la fuite des récits de fatalité, Le Tour d’Ecrou, Une saison en Enfer. Les deux rythmes se rencontrent ici, l’histoire de Koba est lente et terriblement soudaine, et répétitive, (il semble que les dieux ne diffèrent pas tellement d’un pays à l’autre), et à chaque fois originale, comme la découverte de paysages jusque-là inconnus, continus et dissemblables. »

« Monsieur Alain Borer est un Voyant.

Il nous reste que, sur ce ton ample qui est la marque de la grande Dictée, Koba est avant tout, comme Maurice Saillet l’appréciait naguère dans les œuvres d’Alfred Jarry, un paradis de littérature »

Extraits de : Edouard Glissant, Koba, La cohée du lamantin, Gallimard 2005

Icare, paru aux éditions du Seuil en 2007, se compose de trois pièces organiquement liées : Paul des Oiseaux, Le Chant du rien visible et Le Quadrige invectif.

Paul des Oiseaux, qui reprend un synopsis abandonné d’Antonin Artaud, présente un dialogue sur la « perspective » entre les deux grands maîtres de la Renaissance, Paolo Uccello et Brunelleschi, et un jeune peintre contemporain, Antoniucci. La seconde pièce raconte ou chante la course intersidérale…de deux autres chercheurs d’absolu, Giotto et Bill Halley, qui chevauchent la sonde éponyme (Giotto) de l’Agence spatiale européenne à la rencontre de la comète de Halley. Dans la troisième pièce, les coureurs s’interpellent comme sur la route du Tour, Richard Mille dans sa Bugatti, Fausto Coppi sur son vélocipède, Pégase et sa jument Let’s go Darling – la course du quadrige du soleil contre le temps.

« Le vers au théâtre tient à présent de la parodie. Ce qui n’empêche pas Alain Borer… de publier des pièces en octosyllabes, décasyllabes, alexandrins et un peu de prose scandée. On est là aussi un peu dans la facétie, mais pas seulement car l’inspiration va bien au-delà, dans des envolées cosmiques où la philosophie fait bon ménage avec une fantaisie interstellaire […] Les vers naviguent entre le grand lyrisme […] et le clin d’œil brillant. Tout est rebonds, fuite en avant, fuite en arrière, arrêts sur idées et sprints en pensées. Tout est d’hier, d’aujourd’hui et de demain. L’on a vraiment envie de voir en scène tout ou partie de cette trilogie placée sous le signe du quadrige […] la vraie guerre des étoiles, c’est peut-être la poésie théâtrale d’Alain Borer. » Extrait de : Gilles Costaz, Le Magazine littéraire, octobre 2007

« Vous avez l’art sublime de gratifier : véritable art de vivre (où l’art de vivre et l’art d’écrire se confondent » : extrait d’une lettre manuscrite de Roland Barthes à Alain Borer, 9 mars 1973